Bouillabaisse ou aïoli : lequel choisir pour découvrir la cuisine provençale ?
Deux plats, deux tempéraments, une même Méditerranée. À La Marée, sur le port de Port Grimaud, la bouillabaisse et l'aïoli maison racontent la Provence de deux façons opposées. Voici comment trancher avant même de vous asseoir.

À La Marée, restaurant 100% poisson de Port Grimaud, deux plats provençaux résument la maison : la bouillabaisse et l'aïoli maison. La bouillabaisse est un plat chaud, mijoté et servi pour deux convives minimum — soupe de poissons de roche safranée, rouille, croûtons, gruyère, puis poissons présentés en filets, le tout préparé à la commande. L'aïoli maison, lui, est proposé tous les jours : plus léger, plus frais, il convient au déjeuner, aux fortes chaleurs et aux appétits mesurés. Pour une première découverte de la cuisine provençale à deux, choisissez la bouillabaisse ; pour un repas simple et rapide, choisissez l'aïoli. Les deux se commandent sans réservation, tous les soirs de 18h à 22h et le midi le jeudi, le samedi et le dimanche de 11h30 à 14h30.
Deux façons de découvrir la Provence dans l'assiette
Quand on découvre la cuisine provençale, on tombe vite sur deux noms qui reviennent partout, de Marseille au Golfe de Saint-Tropez : la bouillabaisse et l'aïoli. Ils sont souvent cités dans la même phrase, comme s'il s'agissait de deux variantes d'un même registre. C'est une erreur d'appréciation. Ces deux plats ne se ressemblent pas, ne se mangent pas au même moment et ne s'adressent pas au même appétit.
Ce qu'ils partagent, en revanche, est essentiel : ils sont 100% mer. Chez La Marée, à Port Grimaud, ils sont préparés à partir de produits frais et travaillés maison. Aucun des deux n'est un plat de dépannage ou un clin d'œil touristique à la région : ce sont les deux piliers de la carte, et le choix entre l'un et l'autre mérite trente secondes de réflexion avant de commander.
La ligne de partage est simple à retenir. D'un côté, un plat mijoté, chaud, servi en marmite et pensé pour être partagé. De l'autre, un plat frais, léger, construit autour du poisson, des légumes et d'une sauce à l'ail, qui n'impose ni durée ni nombre de convives. Tout le reste — le moment de la journée, la saison, la faim que vous avez vraiment — découle de cette différence de nature.
La bouillabaisse
Chaude, mijotée, servie en deux temps. Soupe de poissons de roche safranée, rouille, croûtons et gruyère, puis les poissons présentés en filets. Deux convives minimum, préparation à la commande, sans réservation.
L'aïoli maison
Frais, léger, immédiat. Poisson, légumes et une sauce à l'ail montée à l'huile d'olive. Proposé tous les jours à La Marée, sans contrainte de nombre de convives ni de durée de repas.
La bouillabaisse, un plat qui se mijote et se partage
Comprendre la bouillabaisse, c'est d'abord comprendre son rythme. Elle n'arrive pas d'un bloc sur la table. Vient d'abord la soupe de poissons de roche, safranée et filtrée, accompagnée de la rouille, des croûtons et du gruyère, que chacun assemble à sa façon. Viennent ensuite les poissons, présentés en filets pour en faciliter la dégustation, avec les pommes de terre cuites dans le fumet. Deux services, deux plaisirs différents, un seul plat.
La composition s'appuie sur une sélection classique de poissons de roche méditerranéens : rascasse, saint-pierre, lotte, rouget et vive, complétés de calamars. Chacun joue un rôle. La rascasse donne au bouillon son goût de roche, cette signature minérale sans laquelle une bouillabaisse n'en est plus vraiment une. La lotte apporte la tenue, le saint-pierre la finesse.
Ce qui compte le plus, pour vous qui hésitez, c'est ceci : la bouillabaisse se prépare à la commande. Elle n'attend pas au chaud qu'on vienne la chercher. Bouillon vif, puis feu doux : il faut du temps, et ce temps fait partie de l'expérience. C'est aussi pourquoi elle se sert pour deux convives minimum. Personne ne mijote une marmite pour une assiette.

La bouillabaisse : pour qui, pour quel moment ?
La bouillabaisse est le bon choix quand le repas est l'événement de la journée, et non une pause entre deux visites. Vous êtes deux, quatre, six ; vous n'avez pas de contrainte horaire derrière vous ; vous voulez ce que la tradition marseillaise a produit de plus abouti. C'est exactement le terrain de ce plat.
Côté calendrier, la fenêtre la plus large est celle du dîner : la bouillabaisse est servie tous les soirs, de 18h à 22h. Le déjeuner est plus restreint, réservé au jeudi, au samedi et au dimanche, de 11h30 à 14h30. Si vous passez à Port Grimaud un mardi midi, la question ne se pose donc même pas — ce sera pour le soir, ou ce sera l'aïoli.
Bonne nouvelle pour les plaisanciers amarrés dans la cité lacustre et pour les visiteurs de passage : aucune réservation n'est nécessaire. Vous vous présentez, vous vous installez en terrasse ou en salle, vous commandez, et l'équipe lance la cuisson. C'est un fonctionnement rare pour un plat de cette envergure, et il change beaucoup de choses quand on organise une journée dans le Golfe de Saint-Tropez sans savoir à l'avance où l'on dînera.
Un dernier repère, souvent négligé : la bouillabaisse est un repas complet. Entre la soupe, les croûtons, la rouille, les poissons et les pommes de terre, elle occupe toute la place. Si vous rêviez d'une entrée, d'un plat et d'un dessert, regardez plutôt du côté de la carte.

L'aïoli maison : le choix léger et quotidien
L'aïoli désigne d'abord une sauce : de l'ail pilé monté à l'huile d'olive, dense et parfumée. Par extension, il désigne le plat qui s'organise autour d'elle. Traditionnellement, la Provence y réunit un poisson — souvent la morue — et des légumes de saison, servis à température douce plutôt que brûlante. Rien n'y mijote pendant des heures : c'est une cuisine d'assemblage, de fraîcheur et de justesse.
À La Marée, l'aïoli est maison et proposé tous les jours. C'est une singularité qu'il faut mesurer : dans la région, beaucoup de maisons réservent l'aïoli à un jour fixe de la semaine, quand elles le proposent. Ici, vous n'avez pas à caler votre venue sur un jour précis, ni à téléphoner la veille pour vérifier.
Cette disponibilité permanente en fait le plat le plus souple de la maison. Il ne réclame pas d'être deux. Il ne réclame pas deux heures. Il ne réclame pas non plus un grand appétit. Pour quelqu'un qui veut goûter la Provence sans engager tout son déjeuner, c'est la porte d'entrée la plus naturelle — et elle reste, elle aussi, entièrement tournée vers la mer.

du soleil de midi aux lumières du soir
Midi ou soir : ce que le moment de la journée change
Le déjeuner et le dîner n'offrent pas les mêmes conditions, et ce n'est pas qu'une affaire d'horaires. À midi, en terrasse face au port, la lumière est franche et la chaleur bien réelle une bonne partie de l'année. On mange souvent au milieu d'une journée déjà bien remplie : une promenade dans les canaux, un marché, un bateau à reprendre. Le corps demande du frais, et l'emploi du temps demande de la souplesse. L'aïoli coche les deux cases.
Le soir, tout s'inverse. La chaleur retombe, le port s'éclaire, le repas devient la destination plutôt que l'étape. C'est le moment où un plat mijoté prend toute sa dimension, où l'on accepte volontiers d'attendre une préparation lancée à la commande, et où le partage autour d'une marmite fait sens. La bouillabaisse est un plat du soir par tempérament, même si elle se déguste aussi très bien le jeudi, le samedi et le dimanche midi.
Un raccourci utile si vous n'avez qu'une seule occasion : réservez la bouillabaisse au dîner, et gardez l'aïoli pour un déjeuner. Vous mettez chaque plat dans les conditions où il donne le meilleur.
Chaleur, saison et appétit : choisir selon l'envie du jour
En juillet et en août, quand la Provence chauffe et que la terrasse cuit doucement au soleil, un bouillon safrané servi brûlant demande un certain courage. L'aïoli, plus frais et plus léger, s'impose sans discussion à l'heure du déjeuner. Il laisse aussi de l'énergie pour l'après-midi, ce qui n'est pas un détail quand on a prévu une promenade en coche d'eau ou une visite du village perché.
Au printemps et à l'automne, la bascule se fait naturellement. Les soirées de mai et de septembre au bord du canal appellent quelque chose de chaud, de long, de nourrissant. C'est la saison idéale pour la bouillabaisse : la terrasse reste agréable, le service moins pressé, et le plat retrouve exactement le climat pour lequel il a été inventé.
Reste la question de l'appétit, celle qu'on oublie toujours de se poser. La bouillabaisse est copieuse par construction : deux services, du pain, des pommes de terre. L'aïoli laisse davantage de marge, notamment si vous aviez envie de commencer par une entrée ou de finir par un dessert. Dans les deux cas, un blanc sec de Provence, sur les cépages rolle et clairette, accompagne l'ensemble sans jamais prendre le dessus.

Choisir en cinq questions
Cinq questions rapides suffisent à trancher avant même d'ouvrir la carte. Répondez-y dans l'ordre : la première élimine souvent déjà une option.
Combien êtes-vous ?
La bouillabaisse se sert pour deux convives minimum. Seul, la question est déjà tranchée : ce sera l'aïoli, ou un plat de la carte.
Avez-vous du temps ?
Bouillon vif puis feu doux, service en deux temps : la bouillabaisse se prépare à la commande. Si vous avez un bateau à reprendre, l'aïoli est plus raisonnable.
Quel jour, quelle heure ?
Le dîner est servi tous les soirs de 18h à 22h, le déjeuner uniquement le jeudi, le samedi et le dimanche de 11h30 à 14h30.
Quelle température dehors ?
Trente degrés en terrasse à midi appellent l'aïoli. Une soirée de septembre au bord du canal appelle la bouillabaisse.
Quel appétit ?
La bouillabaisse est un repas complet à elle seule, en deux services. L'aïoli laisse de la place pour une entrée ou un dessert.

Première visite à Port Grimaud : notre recommandation
Si vous découvrez la maison et que vous êtes au moins deux, prenez la bouillabaisse. C'est le plat signature, celui qui résume le mieux la cuisine de La Marée et l'héritage provençal dont elle se réclame. Vous en repartez avec une référence en tête : la prochaine fois que vous en croiserez une ailleurs, vous saurez à quoi la comparer.
Si vous êtes seul, si vous avez un enfant à table, si vous déjeunez entre deux étapes ou si la chaleur vous coupe l'appétit, prenez l'aïoli. Ce n'est pas un lot de consolation : c'est le plat qui correspond réellement à votre situation, et il est proposé tous les jours, ce qui vous laisse toute latitude.
Un dernier conseil pratique : venez avec un peu d'avance sur votre faim. Le cadre — la terrasse en bord de canal, les bateaux qui manœuvrent, le va-et-vient de la cité lacustre — fait partie du repas. Pour préparer votre venue, la page restaurant à Port Grimaud détaille l'accès et le fonctionnement de la maison, et la carte vous donnera un aperçu complet de ce qui vous attend.
Peut-on goûter les deux ?
Dans le même repas, mieux vaut renoncer : la bouillabaisse occupe déjà toute la table et tout l'appétit. Mais si vous séjournez quelques jours à Port Grimaud ou dans le Golfe, la réponse devient évidente : étalez. Un aïoli au déjeuner un jour, une bouillabaisse au dîner un autre soir. Vous couvrez les deux visages de la Provence maritime sans en sacrifier aucun.
Autre configuration, souvent la plus élégante : une table de quatre. La bouillabaisse se servant à partir de deux convives, deux d'entre vous peuvent la partager pendant que les autres prennent l'aïoli ou un plat de la carte. Les assiettes circulent, chacun goûte, et la comparaison se fait en direct. C'est, honnêtement, la meilleure façon de se forger un avis.
Si vous voulez creuser le sujet avant de venir, l'histoire du plat, sa composition détaillée et les repères qui permettent de reconnaître une préparation fidèle à la tradition sont développés dans notre guide dédié. On y explique notamment pourquoi la rascasse est indispensable et ce que signifie vraiment « préparée minute ».
Venir déguster à Port Grimaud
La Marée se trouve sur le port de la cité lacustre, à deux pas de l'église Saint-François d'Assise. La terrasse donne directement sur le canal, la salle prend le relais quand le mistral se lève. Que vous visiez la bouillabaisse ou l'aïoli, le fonctionnement est le même : vous vous présentez, vous vous installez, vous commandez.
Pensez simplement aux fenêtres d'ouverture avant de traverser le Golfe : le dîner est servi tous les soirs, tandis que le déjeuner se limite au jeudi, au samedi et au dimanche. Un coup de téléphone suffit si vous avez le moindre doute sur le service du jour ou sur une question d'allergie.
18h · 22h
Bouillabaisse et aïoli maison, tous les soirs de la semaine.
11h30 · 14h30
Les seuls services du midi de la semaine.
La bouillabaisse se commande directement à table, sans réservation préalable : l'équipe lance la cuisson à ce moment-là. Retrouvez l'ensemble des plats sur la carte 100% poisson.
Questions fréquentes avant de choisir
Bouillabaisse ou aïoli : lequel choisir pour une première visite ?+
L'aïoli est-il vraiment proposé tous les jours à La Marée ?+
Faut-il réserver pour déguster la bouillabaisse ?+
Peut-on commander une bouillabaisse pour une seule personne ?+
Quel plat choisir quand il fait très chaud ?+
Combien de temps prévoir pour un repas autour de la bouillabaisse ?+
Quel vin accompagne le mieux ces deux plats ?+
Pour aller plus loin
Vous avez tranché en faveur du plat mijoté ? Notre guide complet raconte l'histoire du plat, détaille les poissons de roche qui le composent et donne les repères pour reconnaître une préparation fidèle à la tradition : découvrez notre bouillabaisse.
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Deux plats,
une seule Méditerranée
Sur le port de Port Grimaud, la bouillabaisse se commande sans réservation et l'aïoli maison est proposé tous les jours. Il ne vous reste qu'à choisir votre humeur.